Fiche n°1 : La classe actions
A- Les actions en direct
1 - Qu'est ce que c'est ?
Une action est un titre de propriété représentant une fraction du capital d'une entreprise. Elle donne à son porteur le droit de vote aux assemblées, le droit à l'information et aux bénéfices.
2 - Comment ça marche ?
L’évolution des actions dépend de 4 principaux paramètres :
- les perspectives de bénéfices des entreprises
- le niveau des taux d'intérêt anticipé
- l'environnement au sens large : économique, géopolitique, ...
- "l'humeur" des marchés : leur vision positive ou négative des perspectives d'évolution.
Comment mesurer la performance de placements en actions ?
Par la rentabilité qu'ils peuvent procurer. L'actionnaire bénéficie de 2 sources de gain possibles :
- le dividende : c'est le revenu versé par l'entreprise à ses actionnaires et qui correspond à une part des bénéfices.
- la plus-value : il s'agit de la différence positive entre le prix de vente et le prix d'acquisition (lorsque cette différence est négative, on parle alors de moins-value).
Comprendre la performance des actions :
Performance des actions sur longue période
Les actions peuvent connaître, à court terme, des variations très fortes à la hausse comme à la baisse. Néanmoins, sur une longue période, elles s'avèrent plus rentables que les autres classes d'actifs. Par conséquent, le respect de la durée de gestion préconisée est essentiel dans la recherche de la performance.
3 - Adéquation par rapport aux objectifs
Compte tenu de leur caractère volatil, la part des actions dans un patrimoine global doit tenir compte de 3 grandes composantes :
- la surface patrimoniale globale
Plus la surface du patrimoine est étendue, plus la capacité de l'investisseur à privilégier la classe "actions" dans son portefeuille est importante.
- les projets et l'horizon d'investissement
Si vous avez des projets à long terme (échéance de plus de 8 ans), vous pouvez consacrer une part plus large aux actions. En revanche, si vous pensez avoir besoin de trésorerie à court ou moyen terme, la composante actions de votre patrimoine devra être plus modérée. En effet, vous pourriez être contraint de procéder à des rachats au moment où les marchés sont au plus bas. Ce niveau de liquidité exigé doit être analysé avec votre Conseiller Financier ou conseiller en assurances.
- l'espérance de performance et le niveau de risque accepté Le risque d'un actif est généralement d'autant plus élevé que l'espérance de rentabilité est grande. Les actions ont ainsi un plus grand potentiel de croissance que les autres placements sur le long terme, mais au prix d'une volatilité accrue. Vous consacrerez donc une part plus ou moins importante aux actions, selon que vous privilégiez la sécurité ou la rentabilité.
4 - Où les trouver ? Pour investir sur les marchés actions, 2 options s'offrent à vous :
1 ère option : Investir en direct
Gérer directement son portefeuille d'actions exige du temps et une connaissance des marchés financiers et des valeurs sélectionnées suffisante pour suivre régulièrement l'actualité économique et financière. En effet, dans le cadre de la création d'un portefeuille en gestion directe, l'investisseur individuel va être confronté à de nombreuses interrogations :
- Comment assurer la sélection des valeurs composant le portefeuille (le "Stock Picking") ?
- Comment réagir aux événements économiques et financiers ?
- Quelles en seront les conséquences sur le portefeuille constitué ? ...
Compte tenu, ...
- des compétences indispensables pour réagir aux événements, ...
- des flux d'informations parfois contradictoires à l'œuvre sur les marchés, ...
- et du temps nécessaire pour assurer le suivi de la stratégie mise en place, ...
... il est particulièrement difficile pour un investisseur individuel de déterminer un "market timing" (le bon moment pour acheter, pour vendre) optimal. La gestion directe est, ainsi, le plus souvent impossible à conduire dans de bonnes conditions.
La difficulté de trouver un "timing idéal" est forte, dans la mesure où l'on constate qu'achats et ventes sont réalisés à contre-courant par les investisseurs privés :
- la masse des achats se fait au plus haut,
- la masse des ventes se fait au plus bas.
De plus, l'investisseur individuel va se trouver en "concurrence directe" avec des professionnels de la gestion financière. Leur meilleure connaissance des marchés et de leurs réactions, leur capacité de réaction aux événements économiques et financiers et les effets de taille dont ils bénéficient, leur permettent d'optimiser leur stratégie d'investissement et de "voler le départ" aux autres investisseurs moins professionnalisés.
Si la gestion d'actions en direct reste possible, il convient de bien prendre en considération les risques encourus. Néanmoins, pour limiter ces risques et bénéficier d'une gestion de pointe, il apparaît pertinent de recourir à des organismes de gestion collective.
2ème option : Investir dans le cadre d'OPCVM (SICAV, FCP)
Les OPCVM sont des portefeuilles collectifs en valeurs mobilières. Leur gestion étant confiée à des professionnels, vous n'avez pas à vous soucier de la sélection des titres et des arbitrages.
On distingue plusieurs catégories d'OPCVM :
- les OPCVM de distribution, qui distribuent les revenus de leur placement,
- les OPCVM de capitalisation qui réinvestissent ces revenus dans l'OPCVM.
Pourquoi souscrire un OPCVM actions ? Pour au moins 3 bonnes raisons :
- la gestion est assurée par un professionnel,
- la composition de l'OPCVM est plus large et diversifiée que celle d'un portefeuille en direct,
- les degrés de volatilité des fonds sont fonction de la politique du gestionnaire et varient selon les OPCVM : chaque investisseur pourra ainsi sélectionner les fonds correspondant à son profil.
De plus, en plaçant votre épargne au sein d'un PEA ou d'un contrat d'assurance-vie, vous pouvez cumuler dynamisme des placements actions et cadre fiscal privilégié. Seule contrainte pour en bénéficier pleinement : placer votre épargne sur une durée de 5 ou 8 ans minimum.
B - Les OPCVM Actions
1 - Avantages / Inconvénients des OPCVM Actions
Les avantages
Une espérance de performance élevée : les OPCVM actions sont historiquement la classe d'actifs la plus performante sur le long terme. Ils permettent de bénéficier du dynamisme des marchés financiers.
Ex : Un placement de 100 sur les valeurs composant l’indice SBF 250 (dividendes inclus) réalisé en fin 1994 aurait été multiplié par 3 en 15 ans à fin 2009, soit un taux de rendement annuel de 7,9%, supérieur à celui des autres placements. Il convient de mentionner toutefois que les performances passées ne préfigurent en rien les performances futures.
La liquidité : même si un investissement en OPCVM actions est à envisager sur une longue période, la durée de détention est libre. A tout moment, l'investisseur peut décider de revendre ses OPCVM actions.
Les inconvénients
Une exposition aux risques plus forte : les OPCVM actions ont une volatilité plus élevée que les autres classes d'actifs. Les variations de cours, à la hausse comme à la baisse, peuvent être très fortes sur une courte période.
Un horizon long terme : les fluctuations des marchés étant lissées avec le temps, la durée recommandée pour un placement en OPCVM actions est de 5 ans minimum.
2 – Comment sélectionner son OPCVM ?
Pour assurer une diversification de portefeuille efficace et ainsi tenter de réduire le risque global d'un portefeuille, ['investisseur se trouve confronté à une grande variété d'OPCVM, dont les caractéristiques sont souvent bien différentes.
Les portefeuilles des OPCVM actions peuvent, en effet, être gérés de différentes façons :
- de façon géographique (Etats-Unis, Europe, Asie, ...) : la majorité des actions choisies doit appartenir à une zone géographique déterminée. Néanmoins, depuis 1998 / 1999, on observe une corrélation de plus en plus forte des grandes zones géographiques. Ce critère de diversification semble donc actuellement moins efficace.
- de façon sectorielle (secteur de la santé, des nouvelles technologies, ...) : la majorité des valeurs sélectionnées doit appartenir à un secteur déterminé, et éventuellement à une zone géographique, tout en ayant pour objectif d'assurer une décorrélation entre secteurs et vis-à-vis des fonds géographiques.
- par taille de capitalisation : le gestionnaire opère une sélection des titres en fonction de la taille de capitalisation des valeurs qu'il souhaite incorporer au portefeuille. Il sélectionne ces valeurs parmi les Small Caps (sociétés à petite capitalisation, inférieure à 1 milliard d'euros), les Midcaps (valeurs moyennes, soit une capitalisation boursière comprise entre 1 et 5 milliards d'euros) et les Blue Chips (les plus grosses capitalisations boursières, telles que Microsoft, Général Electric,...).
- par styles de gestion.
- ou encore, en recourant à la multigestion.












