2011, année de contraste (achevé de rédiger le 02/01/2012)
Après un début d’année dans la lignée des dernières semaines de 2010, le climat s’est brutalement dégradé au cours de l’été plongeant les marchés dans un abîme de scepticisme.
Des évènements climatiques et politiques prophétiques
Le début de l’année 2011 s’est révélé bien orienté, dans un contexte marqué par une poursuite de l’amélioration de la visibilité des entreprises et par la publication de statistiques macro-économiques incitant à l’optimisme.
Courant février, les marchés ont d’abord été affectés par la situation géopolitique en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. La flambée des prix pétroliers – refranchissant le niveau psychologique des 110 dollars pour le Brent – a fortement inquiété les investisseurs, qui ont alors craint un impact sur la croissance mondiale. Puis, dans les premiers jours de mars, les catastrophes climatique et nucléaire au Japon ont semé le trouble,contribuant à la réapparition d’une volatilité qui allait perdurer tout au long de l’année.
La crise de la dette en zone euro a véritablement fait son retour sur le devant de la scène à compter du printemps (avec les dégradations de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal) et affectant, dès le début de l’été, l’Italie (déficits) et les Etats-Unis (plafond de la dette, perte du AAA et risques de retour en récession).
En zone euro, l’incapacité des gouvernements à prendre des décisions rapides, fortes et unanimes – sur fond de risques de perte du AAA des pays les plus solides (France, Allemagne, Pays-Bas…) – a favorisé un enlisement dans la crise.
D’un point de vue macro-économique, le bilan de l’année est également contrasté en fonction des zones économiques analysées.
Si l’activité reste dynamique au sein des émergents, les pays dits développés (notamment en zone euro) voient leur croissance s’essouffler, victime des politiques budgétaires restrictives mises en place. Alors que le rythme de croissance était déjà atone au sein de l’Union européenne, il a encore ralenti en fin d’année laissant augurer une croissance molle pour 2012, avec un éventuel risque de récession modérée. Selon la Commission européenne, la croissance économique devrait d’ailleurs atteindre + 0,3 % à peine en 2012 au sein de l’union.
Outre-Atlantique, les marchés se sont inquiétés – sur fond d’indicateurs économiques décevants dans le courant de l’été – de risques de retour en récession de l’économie américaine. En définitive, la première puissance mondiale n’a été victime que d’un trou d’air passager, la dernière partie de l’année ayant offert des perspectives plus favorables tant sur le plan du moral des industriels que du côté de l’emploi.
Des performances boursières inégales
Après un début d’année marqué par une appréciation régulière des principales places financières – toutefois entrecoupée par l’apparition de tensions relatives au déclenchement du « printemps arabe » et du risque nucléaire consécutif au tsunami japonais – les Bourses européennes ont enregistré d’importants reculs à compter de l’été, dans un contexte de vives inquiétudes liées à la pérennité de la zone euro.
Le CAC 40 perd ainsi près de 16,95 % sur l’année, pénalisé par les très forts replis enregistrés par les valeurs bancaires (entre 40 % et 60 % sur l’année). Alors que les marchés européens avaient enregistré des performances contrastées en 2010 (forte progression du Dax en Allemagne, léger recul du CAC 40), les principaux indices européens ont vécu des évolutions relativement analogues.
Les marchés anglo-saxons ont mieux résisté à la tourmente boursière de l’été, le S&P 500 affichant une performance à l’équilibre, tandis qu’à Londres le Footsie limitait son recul à 5,55 % sur l’année 2011 (performances en devise locale).
Les marchés d’actions – notamment en Europe et au sein de pays émergents – présentent des niveaux de valorisation toujours faibles, contrastant avec la bonne santé des entreprises.
Marchés de taux : les banquiers centraux à la manoeuvre
En 2011, les marchés de taux ont évolué au gré du flux et du reflux des inquiétudes relatives aux dettes des pays de la zone euro.
Après une première partie d’année favorable, de fortes tensions sont apparues sur les taux des pays périphériques (Italie, Espagne et Belgique notamment) obligeant la BCE à intervenir. Même les Etats réputés les plus solides (France, Pays-Bas…) ont subi la désaffection des investisseurs, qui ont privilégié les obligations de l’Etat allemand.
Les obligations privées ont également souffert de la désaffection des investisseurs, notamment les obligations à « haut rendement » ou celles émises par des établissements bancaires. Les placements investis sur cette classe d’actifs ont ainsi présenté en 2011 des performances fortement négatives, en dépit de la bonne santé affichée par les émetteurs privés. Dans ce contexte, les banques centrales ont fait preuve de pragmatisme. Avec l’enlisement de la crise de la dette et les difficultés croissantes rencontrées par les banques, les autorités monétaires ont cherché à coordonner leurs efforts en facilitant le refinancement des banques européennes en dollar. La BCE – sous l’impulsion de son nouveau Président Mario Draghi – a également été contrainte de prendre des mesures exceptionnelles pour assurer une meilleure liquidité du secteur bancaire et a baissé par deux fois ses taux directeurs.
Le document est exclusivement conçu à des fins d’information. Il ne constitue ni un élément contractuel, ni un conseil en investissement. Ses analyses et ses conclusions sont l’expression d’une opinion formée à partir des informations disponibles à une date donnée. Ainsi, compte tenu du caractère subjectif et indicatif de ces analyses, l'évolution effective des variables économiques et des valorisations des marchés financiers pourrait s'écarter significativement des indications communiquées dans ce document. Elles sont susceptibles d'être modifiées sans préavis et Aviva Vie n’est pas tenu de les mettre à jour systématiquement. La responsabilité d’Aviva Vie ne saurait être engagée du fait des informations contenues dans ce document et notamment par une prise de décision de quelque nature que ce soit sur la base de ces informations. Les performances passées ne préjugent en rien des performances futures. Aviva Vie ne s'engage que sur le nombre d'unités de compte et pas sur leur valeur. La valeur des unités de compte est sujette à des fluctuations à la hausse ou à la baisse, dépendant en particulier de l'évolution des marchés financiers. Pour connaître les contrats d'assurance vie ou de capitalisation proposant ces supports et/ou obtenir le prospectus simplifié de ces supports, rapprochez-vous de votre conseiller.







